• Vallée des merveilles

Découvrir la vallée des merveilles avec le Bureau des Moniteurs

Autour de Nice se trouve un des rares sites d’Europe permettant de dater la domestication du feu de manière fiable. Les chercheurs estiment que cet événement remonte à 400 000 années avant notre ère. Ces vestiges vieux de 380 000 ans se trouvent sur le site de plein air de Terra Amata (« terre aimée ») sur les pentes du mont Boron. Les fouilles se poursuivent toujours dans le secteur, notamment dans la grotte du Lazaret située au pied du même mont.

Des preuves que des êtres humains parcouraient déjà ces terres il y a des centaines de milliers d’années, la région en est remplie. Aujourd’hui, le Bureau des Moniteurs, votre équipe de guides pour pratiquer les sports en pleine nature dans les Alpes-Maritimes, a décidé de vous en présenter une témoignant de la présence humaine dans les Alpes depuis des millénaires : la vallée des Merveilles.

Entre merveille géologique et machine à remonter le temps

En plein cœur du parc du Mercantour se dresse le Mont Bego. Ce lieu est réputé pour sa faune et sa flore endémique que l’être humain, au fil des générations, a réussi a préserver. Culminant à 2872 mètres sur la commune de Tende, ce pic de pierre se dresse fièrement au dessus de la vallée. Ce paysage minéral, que des millions d’années de fonte de glaciers ont sculpté, est marqué à l’est comme à l’ouest, par des sculptures et gravures de différentes époques. Les archéologues ont comptabilisé jusqu’à présent pas moins de 40 000 gravures rupestres réalisées, pour la plupart, il y a 3300 ans. Ces empreintes archéologiques sont réparties dans deux vallées sur une surface de 17 km². Ces trésors du passé peuvent être admirés entre 1900 à 2700 mètres d’altitude sur plus de 4000 sites différents. À l’ouest du mont Bego, on y retrouve le paysage austère et rocailleux de la vallée des merveilles. À l’est, la vallée de Fontanalba est tapissée de gravures rupestres. Plus accueillante et florissante, cette vallée semble avoir été habitée pendant une plus longue période d’après les représentations gravées.

Qu’apprend-on avec ces gravures ?

Ces gravures nous apprennent comment les bergers voyaient le monde et comment les êtres humains d’alors traçaient des figures géométriques. On y retrouve des dessins de bovins et d’attelages. Les plus récentes représentent des motifs d’armoiries, d’armes à feu, des textes et des dessins pastoraux et populaires. Elles ont été découvertes à la fin du XIXe siècle et, depuis lors, elles réjouissent notre esprit en nous faisant imaginer et interpréter ce qu’était la vie à l’époque. D’ailleurs, de nombreux archéologues y travaillent encore activement. Dernièrement, ils ont mis au jour la compréhension et la mécanique de l’organisation sociale et culturelle des peuples anciens de l’âge du bronze méditerranéen. D’autres gravures font en revanche l’objet d’interprétations isolées et controversées. Actuellement, il est impossible de déterminer s’il s’agit de conceptions astronomiques, géométriques, mathématiques ou païennes.

Des randonnées réglementées

Ces gravures sont accessibles sur des chemins de randonnées accessibles à tous. Certains de ces vestiges demanderont en revanche plusieurs heures de marche. Attention, le lieu est classé monument historique depuis 1989. Cela implique une réglementation stricte pour circuler sur ces chemins. De plus, comme expliqué plus haut, ce lieu est situé en plein cœur du parc du Mercantour qui est un parc national.

Voici quelques règles à respecter :

Il est interdit de sortir des sentiers balisés afin de préserver les gravures rupestres. Il est donc impératif de ne pas marcher dessus, de les toucher ou de les dégrader d’une quelconque manière.

Ensuite, il est interdit de bivouaquer sur les zones qui n’y sont pas réservées. On retrouve ces zones aux alentours des refuges des deux vallées.

Pour rejoindre les randonnées, il est possible de passer par la vallée de la Vésubie et le « Pas de l’Arpette ». La vallée de la Roya donne accès aux deux sites des gravures rupestres des vallées des Merveilles et de Fontanalba. Il est également possible de rejoindre l’itinéraire depuis le Massif de l’Authion par le « Pas du Diable ».

Pour en apprendre plus sur les différentes randonnées accompagnées ou non par des guides des Alpes-Maritimes n’hésitez pas à faire appel à nos services. Au Bureau des Moniteurs, nous sommes spécialisés dans l’accompagnement de particuliers dans des activités de pleine nature comme le canyoning, l’escalade ou la randonnée.

2020-06-02T11:36:38+02:0011 mai, 2020|Randonnée|